Les leçons des cycles récents
Entre 2015 et 2021, les taux de la BCE sont restés proches de zéro. C’était une réponse à la crise financière de 2008 et ensuite à la pandémie. L’argent bon marché a alimenté une demande massive. Mais elle a aussi créé des déséquilibres : prix de l’immobilier qui s’envolent, inégalités qui s’aggravent, épargne qui se dévalue.
À partir de juillet 2022, la BCE a lancé son plus grand cycle de resserrement en deux décennies. Elle a relevé les taux neuf fois d’affilée, les faisant passer de -0,5% à 4,25% en moins d’un an. C’était agressif. Et ça a eu des conséquences : les banques régionales américaines se sont effondrées. L’immobilier français a ralenti. Mais l’inflation a reculé.
La vraie question maintenant ? La BCE s’est-elle arrêtée trop tôt, trop tard, ou juste à temps ? Les experts ne s’accordent pas. Ce qu’on sait, c’est que le timing compte énormément.